Petits sabots aimeraient courir
à la surface de la terre
en quête de bonheur.
Trop fragilisés des peurs
de porter dans les airs
le secret de Vénus et mourir.
Du qu’en dira-t-on ils ont frayeur
peur du monde et de ses misères
en eux-mêmes ils vivront errants.
Il leur suffira de battre les heures
sans musique sans parfum sans lumière
sans désir sans passion sans ardeur.
Sans le moindre engagement
ils vacilleront solitaires
suspendus dans leur rêve d’enfant.
|